Le ridicule n'est pas mortifère... Dommage !

Quel est le rêve caché de Bernard-Henri Lévy ? D’être un deuxième André Malraux, c’est-à-dire à la fois écrivain/penseur et combattant  ?

Seulement, voilà le hic : pour être à la fois écrivain/penseur et combattant, il faut écrire et penser, ce que BHL ne manque pas de faire, mais aussi combattre... mais, ça, BHL, ce n’est pas tellement son truc !

Alors, faute de combattre, BHL est devenu spécialiste des photos truquées censées prouver ses valeureux combats... Ce qui l’installera, pour la postérité, dans le ridicule achevé ; BHL, c’ est le type qui va sur tous les lieux de combat, se fait photographier, puis s’en retourne aussitôt : il ne faudrait pas risquer d’ être victime d’une balle perdue...

Et comme, de nos jours, les occasions de rigoler sont rares, penchons-nous sur ces  photos truquées destinées à se bâtir une légende imméritée !

 

BHL en Libye...

Grosse bidonnade ! Une photo en Libye, truquée jusqu’à la corne, fabriquée de toutes pièces pour le présenter en héros.

La photo montre un BHL se déplaçant dans une zone dangereuse au péril de sa vie pour sauver l’humanité. Il est entouré de soldats armés jusqu’aux dents, et a le regard inquiet : visiblement, il est en terrain hostile.

Sauf que la seule hostilité du terrain semble être la chaleur des projecteurs qui fait ressortir le visage de BHL.

Les uniformes des soldats sont tout neufs. On voit encore le pli d’un pantalon. Ils sont immaculés, ce qui est une première durant la guerre de Libye. Les chaussures sont également toutes neuves, et les coiffures impeccables. De plus, ils ont tous le doigt sur la gâchette de leurs AK47, ce qui est contraire à toutes les règles militaires, et au bon sens, surtout qu’aucun ennemi est en vue (certains soldats regardent par terre, les autres le photographe).

Mais surtout, pourquoi avoir le doigt sur la gâchette, puisque toutes les armes ont …. des bouchons pour tir à blanc !

BHL, l’expert militaire du Café de Flore. Si sa légèreté n’avait pas permis à l’arsenal de Kadhafi d’armer les ennemis d’Israël dans le Sinaï, et de plonger la Libye dans le chaos et la mort, on pourrait presque sourire de ce clown.

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BHL en Afghanistan...

Le philosophe verse aussi dans le pur comique... Pour preuve, cette photo où il se met en scène, vêtu pour l’occasion d’un turban fort seyant (acheté chez Hermès à Paris ?)...

Mêmes éclats de rire pour ce cliché où le libérateur s'affiche, costard impeccable et chemise d'un blanc immaculé...

BHL en Ukraine...

Mais la plus belle restera sans doute celle de la mise en scène attestant de son héroïsme en Ukraine :  sous les balles des snipers qu'on croit presque entendre siffler de tous les côtés, BHL, derrière l’abri dérisoire d’un simple mur, ne cesse de penser et de livrer ses analyses au journaliste qui lui tend le micro : encore plus fort que Malraux, qui combattait d’abord et écrivait ensuite !

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Hélas ! « Le Canard Enchaîné » le pot-aux-roses fut révélé lors de la publication du même cliché sous un autre angle : derrière ce mur, abri si précaire, on voit deux bonshommes qui vaquent tranquillement à leurs occupations ( ou qui cherchent un bistrot pour boire un coup, allez savoir)...

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Il ne fallait certes pas s’attendre à autre chose de quelqu’un victime du fameux canular Botul (cliquer ICI), c’est-à-dire citant un philosophe qui n’a jamais existé, et démontrant ainsi qu’il cite des auteurs qu’il n’a pas lus, ce que n ‘importe lequel d’entre nous peut faire en surfant sur internet.

Mais on aura rarement vu quelqu’un sculptant, pour la postérité, et avec une telle constance, une image de lui-même qui en fera à jamais le symbole du ridicule.

Autres impostures...

En janvier 1994, BHL, qui se fait reporter de guerre, estime avoir recueilli un scoop lors de son voyage à Sarajevo (lorsqu’il défendait à tout prix la Bosnie-Herzégovine libre). Selon lui, le général belge Francis Briquemont, chef des forces de l’ONU en Bosnie, lui a donné « le mot et peut-être l’information » capitale : « Briquemont connaît le général Mladic », chef de l’armée serbe de Bosnie, futur bourreau de Srebrenica. BHL évoque donc, une complicité entre les 2 hommes. Il croit avoir livré au monde un secret lourd de sens.

Problème : Le général belge de l’ONU apportera des explications en février 1994 : « Il n’y a pas d’un côté, les bons, de l’autre, les méchants ». Et ajoutera même : « Lorsque j’entends Bernard-Henri Lévy prétendre que quelques avions suffiraient à régler la situation, je deviens fou ! C’est grave, quand un intellectuel se prend pour un expert militaire » (L’Express, 3 février 1994).

Au lieu de se faire tout petit, BHL, le 17 décembre 1994, vante les mérites d’un « remarquable officier », « le colonel Sartre », qui dit-il, a « commandé pendant 2 ans, les casques bleus à Bihac » en Bosnie. Encore un problème : ce dernier n’existe pas. Il y a bien un colonel Patrice Sartre, mais celui-ci n’a jamais été à Bihac...

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Son meilleur rôle...

En définitive, le meilleur rôle de cet imposteur n'est-il pas celui-ci ?

En conclusion:

J’adore BHL, c’est un raté magnifique : tout ce qu’il dit n’a aucun intérêt, tous ses engagements finissent mal, son film un navet , sa pièce de théâtre un bide. Ce mec est une espèce bizarre de politique qui en fait de façon parallèle et subliminale, un non élu de bazar, mais comme ses confrères qui comme lui en vivent grassement , est d’une inutilité et d’un grave affligeant. A bien le regarder , c’est un comique qui s’ignore, un intello propre du dépravé, un philosophe de la haute qui essaie de se la péter encore plus haute pour s’apercevoir qu’il n’est que baudruche. Un inutile de plus, qui n’apporte rien et qui est insupportable.