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Voile en équipe et vie en entreprise : On est tous dans le même bateau !

par Isabelle Bussières pour :

GROUPE ESPRIT DE CORPS·11 JUILLET 2016

« Une personne qui connaît le ‘’pourquoi’’ pourra supporter tous les ‘’comment’’ » - Victor Frankl

Au cours des 2 dernières années, 56 entrepreneurs ont traversé l’Atlantique pour la première fois de leur vie grâce à Esprit de Corps. Pourquoi et comment une traversée de l’Atlantique ?

Quels sont les critères de succès devant un tel défi ?

Il y a 3 étapes à franchir avec succès pour apprécier cette aventure :

- Un bon départ

- Une bonne traversée

- Une bonne arrivée

 

LE DÉPART

 

1 er élément à considérer : la motivation

Est-ce que les gens ont envie de vivre cette traversée ? Une personne qui doute peut carrément décider de quitter le bateau. Pour cette personne, la question à se poser est : « Dans quel cas est-ce que je risque le plus d’avoir des regrets : si je prends le risque, ou si je ne le prends pas ? ». Il est rare que quelqu’un relève un défi et qu’il le regrette par la suite.

2 e élément à considérer : la préparation

À quel point l’équipe maîtrise les pratiques auxquelles elle devra s’adonner ? Quel est le degré de volonté de l’équipe à se lancer dans l’aventure ?

 

LA TRAVERSÉE

Qu’est-ce qui fait que l’équipe continue à avancer malgré les tempêtes ? Pendant la traversée, on est à des milliers de kilomètres des côtes, dans un espace restreint, avec peu de points de repères, et on est dans l’action. Deux éléments-clés sont indispensables pour avancer vers la destination :

- Les processus

Il est important que tous à bord connaissent les processus établis, par exemple l’organisation des quarts : certains dorment, d’autres font la cuisine. 3 heures de veille, 3 heures de sommeil. Alors que les membres de l’équipage dorment, la personne qui est à la barre a toute la responsabilité de l’équipe entre ses mains. Les autres lui font confiance; c’est ce qui leur permet de se reposer véritablement.

- Les prises de décision

Il faut s’allouer des périodes de temps pour discuter des enjeux et prendre des décisions. La météo change. Il faut discuter des possibilités, puis trancher, prendre une décision en équipe, rapidement.

 

L’ARRIVÉE

Comment bien conclure un défi ?

Il y a deux façons : une bonne, et une moins bonne.

La bonne, c’est de prendre du temps pour démontrer sa reconnaissance à ses coéquipiers, peu importe les difficultés qu’on a traversées. On prend le temps de mesurer la valeur de ces difficultés, ce qu’elles nous apportent en apprentissages et en estime de soi. La reconnaissance permet de développer davantage de complicité au sein de l’équipe.

Si une personne a le vertige mais qu’elle a tout de même réussi à monter dans le mât, le courage dont elle a fait preuve a beaucoup de valeur. La reconnaissance amène les gens à se tourner les uns vers les autres, à apprécier le passage à l’arrivée. Cela crée de la fierté.

 

RÉSILIENCE

Ce défi amène à être résilient, c’est-à- dire à trouver un sens à l’expérience vécue. Certaines personnes ont été marquées par le froid ou le manque de quelque chose. À l’arrivée, elles se sentent frustrées. Elles peuvent penser : « J’ai traversé, mais ça ne valait pas le coup; j’ai raté ma traversée ». Avec le temps, grâce à la résilience, elles oublient les difficultés et se remémorent davantage les bons moments. Ceux qui ont cette capacité à apprécier les bons coups, sont aussi ceux qui apprécient davantage l’arrivée; leur joie est alors contagieuse pour l’équipe. Cette capacité de donner un sens à ce que l’on fait est une clé pour pouvoir bien célébrer à l’arrivée. On n’a pas une deuxième chance de faire une bonne arrivée. En général, les gens ne traverseront l’Atlantique qu’une seule fois dans leur vie. C’est un événement important. Notre capacité à bien célébrer l’arrivée, cela donne le goût de vivre d’autres défis avec nos coéquipiers, et de se préparer pour d’autres océans.

 

Comme dirait l’athlète Bruny Surin : « Votre ligne d’arrivée devient votre ligne de départ. »

 

par Isabelle Bussières