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La rupture en conscience, un cadeau à se faire

Qui d’entre nous n’a pas déjà vécu la fin d’une belle histoire d’amour que l’on croyait, ou du moins espérait  pour la vie? Quand ce triste moment de la rupture arrive, on se sent dévasté, confus(e), en colère, triste, déçu(e)… tout ça en même temps. Ou encore pire, on ne comprend pas!  On ne l’a pas vu venir.

Qu’est-il donc arrivé? On s’entendait pourtant si bien! C’était le grand amour. Où cela a-t’ il mal tourné? Les questions se précipitent dans notre tête. C’est le cauchemar.

Nous avons tous passé par là un jour ou l’autre. Mais, que faisons-nous de cette expérience?

D’abord, une rupture n’arrive pas par hasard. Il y a toujours des signes avant-coureurs qui annoncent  un malaise dans le couple. Bien que les principaux intéressés restent parfois aveugles à ces signes ou soient dans le refus de la réalité, la plupart du temps ils sautent aux yeux de notre entourage.  C’est d’ailleurs souvent après la rupture que les amis finiront par nous dire « on se demandait combien de temps encore ça allait tenir », « je ne sais pas comment tu as fait pour tenir aussi longtemps », « on voyait que la flamme n’était plus là », etc.

Il est certain que le processus de deuil d’une relation comporte des étapes précises auxquelles on ne peut et on n’a pas intérêt à échapper.  Cependant, la manière dont on se positionne vis-à-vis de son expérience et l'état de conscience à partir duquel on aborde le processus, joue un rôle déterminant dans la façon dont on va vivre le deuil. J’ai constaté avec le temps, autant dans mon expérience personnelle qu’en observant clients et amis que, lorsqu’on aborde sa rupture « en conscience », les émotions sont moins oppressantes et le processus de deuil est plus court.

Alors, que veut dire aborder sa rupture « en conscience »?

Cela veut dire que :

1. Je reconnais, j’accueil et j’exprime mes émotions (oui, cela inclue la colère!) au lieu de prétendre que tout va bien et tout garder à l'intérieur.

2. Je cherche à identifier l’opportunité de croissance et d’évolution qui se cache derrière l’expérience. Je fais le bilan de ma relation pour faire les apprentissages nécessaires et pouvoir ainsi passer la page plus rapidement. 

Le bilan de relation nous permet de brosser un portrait plus large qui englobe tant les moments de bonheur que les moments de crises et les grands défis de son couple. Mais plus important encore, il nous permet de nous détacher du drame pour porter un regard objectif sur la relation et la rupture. C’est ce regard  qui nous permet souvent d’arriver à un état de gratitude qui facilite le lâcher prise et nous aide à tourner la page plus facilement.

3. Je reconnais que j’ai une part de responsabilité consciente ou inconsciente dans les événements qui ont amenés à  la rupture au lieu de me positionner en victime, et cela même quand tout indique à prime abord que la faute revient à l’autre, comme dans les cas d’infidélité ou d’abandon par exemple.

4. J’utilise l’expérience pour chercher à mieux me connaître : mes patterns, me croyances, mes blessures et comment ceux-ci ont influencé la dynamique de ma relation et peuvent avoir contribué à sa fin.

Pourquoi faire cela?

Parce que ces mêmes patterns, croyances et blessures affectent à notre insu d’autres sphères de notre vie. En les adressant, il y a des grosses chances que notre vie en général se porte mieux.

Bien que le plus libérateur soit de faire ce processus et ce bilan à deux, il arrive souvent que les circonstances de la rupture ne le permettent pas.  Cela ne devrait pas nous empêcher de vivre « notre » processus de deuil en conscience.

Je te propose quelques questions à te poser qui t’aideront à faire ton bilan et à traverser ton période de deuil de façon plus harmonieuse:

  • Quelle était la dynamique générale de ma relation de couple?
  • Quel rôle je jouais plus souvent dans mon couple : la femme (l’homme), la mère (le père), l’amant(e), le sauveur, la victime, le pourvoyeur, la demoiselle en détresse, le chevalier, le juge, etc.?
  • En général, est-ce que je me sentais nourri(e), soutenu(e), reconnu(e) dans mon couple ou non? Si la réponse est non, quelles gestes ai-je posé pour renverser la situation?
  • Quelles sont mes croyances, mes blessures et mes patterns face à l’amour? Comment ceux-ci  ont-ils alimenté la dynamique dans ma relation? Ex : Je crois que l’amour et les relations sont compliqués et demandent de l’effort et de la patience. Par hasard, ta relation est ardue et elle te demande un travail constant.
  • Quelles forces, compétences ou aptitudes ai-je acquis grâce à ma relation de couple? Par exemple, je constate que le fait d’avoir eu un partenaire absent m’a permis de développer une grande autonomie qui aujourd’hui me sert  énormément.
  • Qu’ai-je appris sur moi grâce à ma relation de couple? Par exemple, que je suis plus fort(e) que je ne le croyais, que j’ai peur de me montrer vulnérable, que je ne laisse pas les autres m’aimer, que j’ai de la difficulté à recevoir, etc.
  • Qu’est-ce que j’ai besoin de développer pour transcender la douleur de cette rupture?

La rupture en conscience c’est aussi de réaliser que dans l’immensité de l’espace vide qui s’ouvre devant soi, quand notre couple n’est plus, un océan de possibilités s’offre à nous. Lorsque notre bilan est fait, que les cadeaux de la relation ont été identifiés et les apprentissages reconnus et intégrés, cet espace vide devient aussi un terrain fertile propice à semer les graines d’une nouvelle vie.

Que choisis-tu de semer dans ce terrain?

Cristina Tejeda

Coach amoureux 

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www.cristinatejeda.com