Le détroit de Gibraltar

Les voiliers de rencontre nous avaient mis en garde : le détroit de Gibraltar est imprévisible et aucune traversée de ce bras de mer entre les continents Africain et Européen n'est à prendre à la légère. 

Un couple d'Anglais rencontré à Barcelone nous avait gentiment donné un manuel de navigation qui explique en détail les courants et contre-courants qui le traversent, le bon timing pour partir vers l'Ouest ou vers l'Est en fonction des marées ainsi que les principaux dangers qui le jalonnent (les "Tunny Nets" et les filets de pêcheurs, le brouillard, etc...) 

Notre attente d'une fenêtre météo favorable à Almerimar nous aura heureusement permis de potasser un peu. 

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On a croisé de nombreux dauphins sur le trajet

Point de passage obligé pour tout le traffic maritime à destination de la Méditerranée ou de l'Asie (via le canal de Suez), le détroit voit passer chaque année plus ou moins 25.000 cargos. Cela donne une moyenne journalière de plus ou moins 70 cargos. Autant dire qu'on n'est pas tout seuls!

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Au final notre traversée en direction de Cadiz, avec une escale rapide à Barbate, s'est très bien déroulé. Notre fenêtre météo était bonne et nous n'avons pas rencontré de difficulté majeures.

Evidemment, revenir dans des eaux à marées après 3 ans en Méditerranée fait bizarre. Toutes les notions apprises il y a bien longtemps à l'école de voile des Glénans ont dû être rafraichies. Et le spectacle des courants et contre-courants qui se croisent et montent en vaguelettes abruptes est toujours aussi surprenant.

Tout le monde n'aura pas eu cette chance.. A Cadiz, nous rencontrerons Andrew, marin solitaire Anglais qui a traversé le détroit le même jour que nous mais du côté Sud, au départ de Ceuta. De ce côté là du détroit, un brouillard intense et dense lui est tombé dessus au point qu'il ne voyait même pas à 50m devant lui. Il en était visiblement encore choqué au moment de nous en parler! 

2 jours après nous avons d'ailleurs eu l'occasion de nous rendre compte dans quel genre de purée de pois il s'est retrouvé. Un brouillard similaire est tombé dans le port, on ne voyait presque plus les bateaux du ponton d'en face. C'est vraiment le pire ennemi des marins!

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