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Ramassis d'émotions

Réflexions en pièces détachées

Ce soir, je me donnerais un gros HUG !

J’ai envie de pleurer ce soir, mais aussi de me donner une de ces gros hugs qui font du bien, car je sais que je le mérite. Je prends ma vie en main ces temps-ci de façon phénoménale. Je prends des décisions, je tente des choses, je trébuche, je me relève, toujours avec la détermination que ce n’est pas aujourd’hui que je vais sombrer dans quoi que ce soit qui ressemble à de la dépression, du ressentiment, de la douleur de vivre. J’aime en fait trop la vie, même s’il y manque plusieurs éléments fondamentaux comme l’être aimé, le « sgnificant other » qui pourraient rendre mon quotidien encore plus palpitant, inspirant, reposant… Mais il n’est pas dans ma vie et j’ai des fois l’impression qu’il n’y sera jamais. Pourquoi ? Je ne le sais pas… peut-être que finalement, je suis la seule à penser que je suis quelqu’un de significatif et qui pourrait faire la différence dans la vie de quelqu’un d’autre. Faut que je me fasse à cette idée, que je n'ai finalement rien de spécial à offrir à quelqu'un, à part qu'à moi-même.

n.v. 2017

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Nostalgie ! Quand ça sert à rien !

J’ai décidé un jour de foutre à la porte la nostalgie. Grand bien me fasse, car au demi-siècle de ma vie, je vis plus que jamais dans le présent avec un bras d’avance dans l’avenir. Je marche droit devant en essayant de profiter au maximum des opportunités qui se présentent à moi. Car il n’y a rien d’immuable !  Ça aussi je l’ai compris assez tôt dans ma vie.

Chaque moment décisif, chaque expérience marquante, chaque petite chance inespérée qui se présente à nous, et bien, ça revient au maximum que deux fois dans notre vie, mais pas plus…

D’où l’idée de ne pas se vautrer dans la nostalgie du temps passé en espérant qu’il revienne au galop. On passe tellement à côté de plein de choses quand on s’obstine à penser que l’idéal se conjugue en mode passif…

Des chances, des opportunités, des moments de grâce, il y en aura toujours devant nous, à condition de maintenir son esprit ouvert à ça ! C’est comme difficile de voir venir le meilleur quand on ne fait que regarder en arrière.

En cette nouvelle année qui débute, j’ai décidé, plus que jamais, de combattre la nostalgie en m’éloignant des gens qui parlent constamment de leur bonheur ailleurs sans jamais s'y rendre, qui passent leur temps à dire « si j’avais su, je ne serais pas venu » ou ceux qui attendent des conditions idéales, en signe de $$$$$$,  soient réunies pour entreprendre quelque chose.

Je n’ai tellement plus le temps d’écouter du monde qui fantasme sur une vie meilleure, mais qui ne pratique que l’immobilisme, vautré dans un sofa d’habitudes et de surconsommation. Idem pour les propos culpabilisants et défaitistes de certains qui ne font que freiner tout esprit de créativité et d’initiative.

J’en ai assez de ceux dont la seule activité sportive est le dénigrement des autres et des pseudo-intellectuels qui utilisent le cynisme à outrance sans jamais essayer d’imaginer des solutions. Vous les connaissez, c’est ceux qui concluent toujours avec « c’est ça qui est ça, on ne peut pas changer le monde ».

Cette année, plus que jamais, je vais sourire à la vie, continuer d’espérer le meilleur, braver les coups durs, affronter les moments difficiles et aussi, de temps en temps, je vais brailler un peu, car ça fait partie du processus du bonheur.

Je vais juste vivre ma vie pleinement au fur et à mesure qu’elle va se présenter et assumer que je n’aurai jamais tout ce que je désire tout en continuant à rêver, faire la liste de mes envies et trouver les moyens de les satisfaire sans culpabilité et sans remord.

Bonne année à tous !

Natalie Valade

30 décembre 2016

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Tenter l'égoïsme

 

Cette année, je n’ai pas fait de décoration de Noël. Pourtant, j’aime les décos et l’esprit des fêtes. En fait, dans ma famille, j’ai toujours été la cheerleader des fêtes. Toujours prête à organiser, cuisiner, décorer, inviter, oublier mes  mauvais coups, mes mauvaises passes et accepter que les autres vont compter sur toi pour être positive alors qu’eux vont te balancer à la face toutes leur mauvaise humeur ou leurs malheurs. Habituellement dans le temps des Fêtes, je donne énormément à plein de monde et je reçois habituellement très peu. Mais je me dis toujours, « ce n’est pas grave, car il faut se mettre à la place des autres et l’important, c’est d’être en paix avec soi-même ».

J’ai la réputation d’être gentille, empathique et généreuse. C’est vrai que ça fait partie de mon ADN, mais un ADN que je trouve de plus en plus lourd à posséder.  Cette belle personnalité n’est-elle pas finalement la source de plusieurs désenchantements qui se répètent d’année en année et qui me donne l’impression à Noël, de vivre le jour la marmotte ? Pas de vie amoureuse, pas d’argent et l’impression d’être encore le membre de la famille qui n’a pas de vie…

Je voudrais être dans l’esprit de Noël, mais je n’y arrive pas ! Cette année, je n’ai vraiment pas la tête à ça. J’ai travaillé d’arrache-pied toute l’année pour que mon projet d’affaires, mon ultime projet de vie, fonctionne. J’y suis presque, mais le sprint qu’il me reste à faire est éreintant et toutes mes énergies et mes pensées sont concentré là-dessus et sur l’idée qu’il est temps de bousculer les traditions que je me suis imposées pour agir autrement, peut-être plus égoïstement, et pourquoi pas.

Ma mère m’a élevée en me disant que l’égoïsme était un vilain défaut qu’il fallait expulser de sa vie. Je l’ai écouté et c’est ce que j’ai tenté de faire toute ma vie. Mais là, je doute de la pertinence de continuer à me désavantager d’un paquet de monde qui m’entourent et qui finalement sont plus heureux que moi parce qu’ils ont eu l’intelligence de mettre leur soi avant les autres. Cette année, à Noël, je ne veux pas être Mère Thérésa, je ne veux pas être la gentille fille qui s’adapte à tout et qui fait les premiers pas. Je suis tannée de faire les premiers pas tout le temps et de ne jamais voir les autres faire de même. Cette année, je vais tenter l'égoïsme et gare à ceux qui me le reprocheront !

 

Natalie V. 16 décembre 2016

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Émotions inutiles

Ce soir, je sens la fatigue intellectuelle me terrasser quelque peu. Je commence à divaguer dans mes pensées, à ressasser des émotions inutiles. Je suis forte je dirais la majeure partie du temps que je vis et respire. J’arrive presque toujours à recentrer ma concentration vers l’avenir plutôt que me morfondre avec des pensées obsédantes qui me blessent, je trébuche dans la nostalgie du passé récent, dans l’imaginaire qui refait un passé recomposé d’une romance, d’un rêve, d'une situation, pour atténuer la douleur que génère une veille blessure sans toutefois faire en sorte qu’elle guérisse. C'est une drogue dont j'abuse assez souvent. J’ai reproché à ma mère à une époque d’avoir trop chéri la peine d’amour qu’elle éprouvait depuis la lointaine journée où l’être aimé l’a abandonnée.  J’ai eu tort! Je pense que ça fait partie de l’être humain de se torturer ainsi avec des émotions intenses endormies qu’on réveille pour voir si nous ne sommes pas devenus de glace.  En effet, je pense que ça fait partie de la vie et je m’y soumets volontiers. De toute façon, le bon sens me reviendra après une bonne nuit de sommeil et tout ira bien jusqu’à la prochaine rechute.

 

Natalie V.

29 novembre 2016

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